Pas « d’indépendances » sans soumission !

Étiquettes

En réponse à l’interview de Kamel DAOUD dans EL WATAN du 15/02/17.

Il faut rendre hommage à Kamel DAOUD pour deux raisons essentielles : la première est de nous avoir offert une œuvre romanesque de belle facture (Meursault, contre enquête, éditions Actes Sud, 2014), la deuxième est de nous donner l’occasion, en tant que lecteur, de commenter ses énoncés, écrits et oraux, qui témoignent de sa réflexion et de son élaboration théoriques.
Même si Kamel Daoud a vu le jour dans un village proche de ma ville natale : Mostaganem, nous partageons tous deux une même langue maternelle, qui tout en nous identifiant, nous différencie et nous distingue cependant l’un de l’autre. En effet, cette langue qui inclut la fonction paternelle, au sens freudien, se fonde sur la structure du signifiant que nous avons en commun avec tous les êtres parlants. Néanmoins, le trait d’identification imaginaire que représente notre lieu de naissance -auquel nous ne sommes en aucun cas réduits, ni l’un ni l’autre- peut nous faire oublier (par refoulement secondaire) notre irréductible assujettissement à un ordre symbolique, qui transcende « le narcissisme des petites différences » (FREUD). Ce trait particulier partagé, n’élimine pas la singularité de l’un et de l’autre, dès lors qu’il nous enracine de manière irréversible dans une incomplétude essentielle, transcendant et faisant échec à toutes les tentatives idéologiques -fussent-elles opposées- qui prétendent suturer un « manque à être » (LACAN) essentiel et irrémédiable. En proposant cet énoncé, je partage la conception de K.DAOUD quant à l’algérianité, avilie et souillée par ceux qui mettent au-dessus d’elle –à l’instar du colonialisme français pratiquant l’assimilation- une arabo-islamité idéalisée, illusoirement purificatrice et vaine quant à assurer quelque complétude que ce soit. Lire la suite

Publicités

Bloc-note Politique

Étiquettes

Puisque Marine Le Pen est si friande de police et d’armées, pourrait-elle nous transmettre toutes les histoires bien bonnes au sujet des horreurs de l’armée Française pendant la guerre d’Algérie, que son papa a dû lui conter quand elle jouait à « ha dada sur mon baudet » assise sur ses genoux.
Car cette armée, experte en torture et guerre urbaine (un savoir faire bien Français !) a par la suite formé toutes les armées des dictatures militaires d’Amérique Latine, notamment en Argentine.
Après l’arrestation et la déportation vers l’extermination des Juifs par les milices et la police vichystes pendant la deuxième guerre mondiale, fin 50 ce fut au tour des melons et des bougnoules de subir les cassages de gueule mortels de la police.
En 2006, la police avait repris les méthodes militaires, en l’occurrence Israélienne, quand elle sanctionna les manifs lycéennes (eh oui, des mineurs) par quelques jambes et bras cassés, terrorisant enfants et parents pour la suite.
Aurions-nous déjà oublié ? Lire la suite

Ciao Tonton

Étiquettes

A Bernard Maris, alias Oncle Bernard, économiste critique, drôle, génial, qui éveillait à l’intérêt de l’économie, assassiné par deux connards le 7 janvier 2015, lors d’une conférence de rédaction de Charlie Hebdo, avec tant d’amis et intellectuels irremplaçables. Nous le remémore l’émission du 12 février 2017, sur Public Sénat, à l’adresse :

https://www.publicsenat.fr/emission/a-la-recherche-de-bernard-maris-l-anti-economiste-10579

oncle-bernard« Le capitalisme ne peut vivre qu’en détruisant du collectif. » B. Maris
https://twitter.com/charlie_hebdo_

CCQM

Noir, oui, mais la peau lisse !

Étiquettes

Quand je les croise, exosquelettes, inlassables bousiers de l’ordre poussant devant eux, à renfort d’une technologie qui doit tant à mai 68, tous ces déchets de la finance, je me dis qu’heureusement, ils sont de drauche !…

… imaginez, s’ils étaient de goite, ça serait encore Vel d’hiv et compagnie !…

Vel d’hiv, Charonne… obéir « effarouchement »

rafle-vel-dhiv-c-public-domaine
N’empêche, la « police des police », l’Autre de l’Autre, le signifiant qui se signifie lui-même, vous y croyez ? Juge et partie ? Et ceux du syndicat Alliance ?… Non, il faut une institution indépendante, vrai contrepouvoir, comme CRIIRAD pour le nucléaire.

De fait il s’agissait d’employés de la BST (Brigade Spécialisée de Terrain) qui, à écouter Dominique SOPO, président de SOS racisme, sont de jeunes « perclus de préjugés, n’ayant que trois semaines de formation ».

Le coup de la matraque anale n’est pas une première : un certain Alexandre, il y a quelques temps…

A part ça, quoi de neuf en  Grèce ?
http://jeluttedoncjesuis.net/spip.php?rubrique18&lang=fr

CCQM

…fils de misère et d’expédient…

Trouvé sur le site de l’INA, ce flash info sur un homme en difficulté qui a trouvé à s’intégrer dans un quartier réputé difficile…

… éclair héraclitéen du rapport de quatre éléments : 1/ le refuge précaire d’une terrasse de café, 2/ le ballet des contractuelles, 3/ la richesse des riverains… et le quatrième ?…
Parue en 2016, cette archive datée de 1993 s’accompagne du commentaire suivant : « Une partie du 16e arrondissement est en émoi suite au projet de construction d’un centre d’accueil pour les réfugiés et les exclus. Pourtant, en 1993, les riverains de ce quartier chic trouvaient une solution originale pour échapper aux contraventions : confier leurs voitures à un SDF… »
Qu’est-il devenu ? Et l’idée d’institution évoquée par l’un des riverains ? A quoi tenait la réussite de l’entreprise  : le charisme de cet homme ? La bonté ou l’opportunisme des nantis ? Quoi d’autre ?…

Faire valoir l’éthique et l’acte ?

Étiquettes

, , ,

Info brève dans la veine, pour couper dans l’éternelle tentation fasciste, voyons ce qui se tente et se dit ailleurs que dans le champ psychanalytique …

Aujourd’hui, Patrick Boucheron, qui expose ses recherches au Collège de France sous le titre « Fictions politiques », était invité de l’émission « La grande table » de France Culture pour présenter un ouvrage collectif qui sort le 11 janvier en librairie : Histoire mondiale de la France. Si l’intitulé de l’émission me semble mal choisi en ce qu’il trahit l’esprit et le propos de son invité, il ne faut pas s’y fier. Cette interview mérite qu’on l’écoute car, bien qu’en des développements décalés de ceux en fonction dans le champ psychanalytique, il y est question de l’éthique, de la politique et de l’acte.  Lire la suite

« Merda d’artista »

Étiquettes

, , , ,

Truffe de Bruges

bazile-bernard-1989-boite-ouverte-merde-manzoni-ouverte

Piero Manzoni, en mai 1961, s’est enfermé dans la cave d’amis, environ une semaine, pour accomplir œuvre longtemps préparée : introduire 30 g de sa merde dans 90 petites boîtes dites, en italien, scatolette, en l’occurrence di merda. Ce sont de petites boîtes de conserve de 10 cm sur 6,5 cm de diamètre soit environ 331,831 cm3. Certains disent qu’il en assura, faute de mieux, la confection, le sertissage et l’habillage lui-même, son grand ami Maschera ayant assuré le graphisme des étiquettes : désignation en quatre langues (italien, français, anglais, allemand) du contenu sur les flancs : “Merde d’artiste, contenu net GR 30, conservée au naturel, produite et mise en boîte au mois de mai 1961”; signature de l’artiste et numérotage de chaque exemplaire sur le couvercle. Lire la suite